Les premiers rayons de soleil venaient tout juste d’apparaître que l’humble cabane du pêcheur bruissait déjà de multiples activités. Cela ne faisait qu’une semaine que Hélène ou plutôt Êta était retenue captive de ce lieu sordide, mais depuis qu’il s’était emparé d’elle sur la plage, le pêcheur ne l’avait pas ménagé. En effet, dès le premier jour, il l’avait contrainte à s’allonger à plat ventre sur une table grasse et collante de leur domicile, écartant au passage ses cuisses, avant de s’enfoncer en elle et la baiser avec brutalité.
Êta avait senti le sexe dur et épais se glisser entre ses cuisses et pénétrer violemment en elle. Affirmant son pouvoir sur la belle amnésique, le pêcheur n’avait pas hésité une seule seconde à lui mettre de nombreuses fessées, observant également la délicate peau de son magnifique postérieur changer de ton à mesure qu’il lui infligeait des coups. Le visage contre le bois malodorant de la table, l’épaisse chevelure dorée d’Êta était répandue tout autour d’elle. La jeune femme avait subi cet horrible assaut sans prononcer le moindre mot, laissant seulement échapper quelques gémissements dont la signification pouvait tantôt être le plaisir ou la douleur.
Quelque temps plus tard, alors qu’il avait répandu sa semence en elle, le pêcheur avait ordonné à Êta de ne pas bouger, de rester dans la même position. Il était alors parti appeler son fils qui avait été dans la pièce d’à côté. Le jeune homme, qui avait entendu et imaginé tout ce que son père avait fait à Êta, n’avait pas pu cacher son excitation quand il avait ouvert la porte, dévoilant ainsi la belle femme couchée sur leur table.
– C’est à ton tour de t’amuser, fils. Prends là comme bon te semble et fais-lui voir la destinée qui est désormais sienne, avait-il dit avant de lui céder sa place et de quitter la pièce.
Le fils du pêcheur s’était alors approché, presque timidement, du corps de la jeune femme qui avait été laissé à l’abandon sur leur table. Pendant ce temps, Êta frémissait légèrement, ne s’étant pas encore remise du passage du vieil homme. Le fils n’avait alors pas pu s’empêcher d’admirer son corps, corps qui était d’une douceur et d’une pâleur parfaite, ce qui était tout à l’opposée de leur peau burinée par le soleil et l’eau de mer.
Le fils du pêcheur, qui à ce moment avait été intimidé par la beauté d’Êta, était finalement arrivé derrière elle. Il avait alors tendu sa main, caressant du bout des doigts la peau fragile de ses fesses que son père avait marquée quelques instants auparavant. Lorsqu’il avait posé sa main sur elle, Êta avait eu un léger mouvement qui l’avait fait reculer, un mouvement réflexe conséquence d’une appréhension de ce qui allait à nouveau se produire.
Le jeune homme était resté à l’observer pendant un certain temps durant lequel elle n’avait pratiquement pas bougé, son corps s’agitant seulement à cause de sa respiration parfois saccadée par un gémissement. Le fils du pêcheur avait été fasciné par ce cul rond et ferme, et ces fesses lisses et tellement désirables qui lui avaient été présentés. Il n’avait connu qu’une femme, une fois, lorsqu’après une pêche miraculeuse, son père avait sacrifié une obole pour l’amener voir les pornai (prostituées) du port voisin. Il avait ainsi été déniaisé par une vieille esclave aux chairs flasques sous un maquillage blanc mal appliqué. Il n’en avait retiré aucun plaisir, à peine était-il parvenu à la baiser.
Mais en ce jour, cela avait été différent. Jamais il n’aurait imaginé voir un corps aussi parfait avec des courbes aussi élégantes. Il avait été fasciné par l’abondante chevelure aux reflets dorés qui paraissait si fluide et soyeuse malgré le bref séjour de cette femelle dans l’eau de mer. Il émanait d’elle quelque chose de surnaturel, mais très attrayant et excitant, une chose qui l’avait fait douter de ses propres intentions quelques instants. Pourtant, son désir avait été plus fort que ses hésitations. Il avait même senti sa queue gonfler et durcir, prête à pénétrer cette femme couchée sur leur table.
Le fils du pêcheur avait finalement décidé de suivre la même voie que son père. Il avait donc passe sa main entre les cuisses d’Êta qui dégoulinaient encore d’un certain plaisir avant de brusquement saisir sa merveilleuse chevelure et de la tirer vers lui. La jeune femme avait alors émis un petit cri, puis un autre qui avait suivi un bref coup de reins, le pénis du fils venant de rentrer violemment en elle. Pour la deuxième fois depuis le lever du soleil, Êta avait été baisée.
Mais malgré ce qu’elle subissait et la violence avec laquelle elle le subissait, son esprit était ailleurs. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? Était-elle une esclave ayant échappé au massacre de Troie comme l’avait affirmé le pêcheur ? Ou la victime d’un naufrage ? Depuis son réveil sur la plage, elle était tombée entre les mains de cette famille qui avait fait d’elle une esclave, une servante destinée à satisfaire les désirs ces hommes rustres et brutaux. Mais au fond, si tel était son destin choisi par les Dieux, qui était-elle pour ne pas s’y résoudre ? Elle qui n’avait même pas de nom propre, mais juste une lettre en guise d’appellation.
Une intense douleur était soudainement venue mettre fin à sa séance de réflexion existence et Êta n’avait alors pas pu s’empêcher d’émettre un cri. Emporté par son plaisir, le fils du pêcheur avait enfoncé sa bite dans son cul. Et parce qu’elle avait été focalisée sur ses propres pensées, la jeune femme ne l’avait pas senti se retirer d’elle et n’avait donc pas pu lui dire de ne pas le faire ou au moins se préparer à cette violente pénétration. Êta avait donc gémi de douleur, et ce tandis que le jeune homme découvrait un plaisir nouveau et se réjouissait à l’idée qu’aussi longtemps que cette esclave demeurait au service de leur famille, il pourrait ainsi jouir de son corps et son magnifique cul chaque fois que son père le lui permettrait.
Le fils du pêcheur s’était enfin répandu en elle avant de se retirer, épuisé, vidé, et chancelant. Au même moment, le père était revenu dans la pièce, cette fois-ci accompagné de sa fille, une jeune femme au visage ingrat et aux cheveux noirs et filasses. Il s’était alors avancé vers son fils qui se remettait de ce qu’il avait considéré comme étant une magnifique expérience et l’avait regardé en arborant une expression de fierté sur son visage.
– Voilà ! Maintenant, tu sais qui sont tes Maîtres. Tu devras ouvrir tes cuisses chaque fois que nous l’ordonnerons. Pour le reste, c’est à ma grande fille que je te confie. C’est elle qui te dressera pour toutes les tâches domestiques.
Êta avait timidement levé la tête et croisé le regard aigu et pervers de la fille du pêcheur qui avait alors souri avec perversité tout en tapotant l’intérieur de sa main avec une fine branche de bois vert. Elle avait immédiatement compris que la jeune femme prendrait un malin plaisir à user de cet instrument. Résignée, elle avait alors baissé la tête, étant trop épuisée par sa récente expérience.
Et tout au long des jours qui avaient suivi, Êta avait du subir l’autorité vicieuse de la fille du pêcheur qui lui avait appris à laver, vider et cuisiner les poissons, chercher des racines et des baies comestibles dans les bois alentour, ravauder les filets abîmés, et à faire le ménage dans la sordide demeure où père et fils répandaient à leur retour de pêche une odeur fétide de marée tout en salissant le sol fraîchement nettoyé. La fille était pire que son père et son frère. Ces derniers se souciaient peu d’êta, sauf tous les deux ou trois jours lorsqu’ils la saisissaient par les cheveux pour l’entraîner derrière la cabane et la baiser ou lui ordonner de sucer leurs sexes malodorants.
La fille du pêcheur quant à elle n’abusait certes pas d’elle, mais elle prenait un malin plaisir à l’humilier. Elle la fouettait régulièrement et adorait même le faire, et ce à cause du corps particulier de leur esclave. En effet, même si les coups qu’elle subissait lui laissaient des marques conséquentes, celles-ci disparaissaient très vite, sa peau guérissant à un rythme hallucinant et reprenant à chaque fois sa douce texture comme si rien ne s’était produit. Cette capacité, manifestement surnaturelle, irritait énormément la fille du pêcheur qui s’appliquait à se montrer toujours plus brutale et cruelle avec l’esclave livrée à eux par la mer.
Entre les travaux, les tourments imposés par la fille, et les moments où elle était livrée aux désirs du père et du fils, Êta était enchaînée dans un coin de la cabane, plus précisément à un épais poteau profondément planté dans le sol. Il s’agissait plus de faire ressentir à l’esclave son état que de vraiment la maintenir prisonnière. Car privée de toute mémoire et dans la méconnaissance la plus totale du monde qui l’entourait, Êta ne songeait pas à s’évader, mais plutôt à vivre cette destinée que les Dieux semblaient avoir choisie pour elle.
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