Assise dans son véhicule, Natacha ne pouvait s’empêcher de penser à sa journée de travail qui venait tout juste de s’achever. Cette dernière aurait pu tout à fait normale, mais on aurait dit que tout semblant de normalité l’avait abandonnée au moment où elle avait découvert le véritable visage de son patron. Toutefois, rien de très grave et obscène ne s’était déroulé durant la journée. Et alors que l’esprit de la jeune femme commençait à se questionner sur ce qu’elle allait subir le lendemain, elle s’efforça à se concentrer sur l’instant présent, plus précisément sur ce qui l’attendait une fois qu’elle serait chez elle à savoir, un magnifique fiancé et un délicieux repas mexicain.
Barnes, qui venait donc de démarrer sa voiture, prit la direction domicile uniquement pour que son téléphone se mette à sonner quelques minutes plus tard. À sa grande surprise, il s’agissait d’un appel en provenance de sa meilleure amie, Enola.
– Hey, El ! Comment ça se passe de ton côté ? dit-elle après avoir décroché.
– Hey ! La journée de boulot vient de s’achever. Aujourd’hui, elle était chiante avec beaucoup plus de bas que de hauts, mais c’est pas pour ça que je t’appelle. Tu n’aurais pas oublié de me dire quelque chose ?
– Euh ! Non, pas que je sache. Comme toi, je sors d’une journée de travail remplie de hauts et de bas. Rien de plus.
– T’avais promis de me tenir au courant après ta demande de promotion.
– Ah ! Oui, c’est vrai, répondit-elle après s’être souvenue de la conversation qu’elles avaient eue dans le café. Je suis vraiment navrée. J’avais complètement oublié. Le début de la semaine a été…plutôt fort en émotions.
Après tout ce qu’elle avait découvert et subi depuis le début de la semaine, il était tout à fait normal pour Barnes d’avoir oublié la promesse qu’elle avait faite à sa meilleure amie.
– Ça veut donc dire que tu l’as obtenue, n’est-ce pas ?
– Pas…pas exactement.
– Comment ça ? Natacha, qu’est-ce qui s’est passé ?
Natacha eut alors envie de se confier à elle, de lui raconter tout ce qu’elle avait subi aux mains de son patron, et ce depuis lundi dernier après les heures de travail, mais elle finit par lui dire la moitié des faits, ceux relatifs au refus d’Herman Invictus de lui accorder sa promotion tant qu’elle n’avait pas passé sa fameuse série de tests.
– Je suis navrée de l’entendre.
– Ce n’est pas grave, El.
– Si ça l’est. Ça fait des années que tu travailles pour eux et ils sont même pas capables de t’accorder une simple promotion sans faire toutes ces conneries. C’est vraiment de la merde à l’état pure.
C’était vraiment une pure merde comme elle venait de le dire. Pire encore, c’était une merde de laquelle Natacha ne pouvait pas se sortir.
– Je n’y peux rien. La seule option que….
À ce moment, un autre voiture passa brusquement devant celle de Barnes, lui coupant ainsi la route. Et face à cette conduite dangereuse, la jeune femme n’eut nul autre choix que de piétiner sa pédale de frein, klaxonner, et hurler sur cette personne en lui demandant où elle avait appris à conduire.
– Natacha, qu’est-ce qu’il se passe ?
– Un putain d’enculé qui ne sait pas conduire vient juste de passer devant moi, répondit-elle furieusement. Moins un et je lui rentrais dedans. Je te jure, certaines personnes ne méritent vraiment pas d’avoir un permis de conduire.
– Ça, c’est bien vrai. Pour revenir à ce dont nous parlions, as-tu une idée de quand ta série de tests prendra fin ?
– Non. Je n’en ai pas la moindre idée. Il…il m’a juste dit que lui seul sait cela s’arrêtera, répondit-elle avec hésitation.
– Pour moi, on dirait qu’il n’a aucune envie de te donner cette promotion…
Ce qu’Enola ignorait alors à cet instant était que cette promotion n’avait plus aucune valeur pour sa meilleure amie, Natacha. Non, tout ce qu’elle voulait était juste de se libérer de l’emprise de cet homme qui la faisait actuellement vivre un véritable cauchemar.
– C’est quand même un comble, tu trouves pas ? Ça fait des années que tu travailles pour eux et c’est une personne avec une plus petite ancienneté que toi qui obtient une promotion.
– Que veux-tu que je te dise, El ? Ce sont des choses qui arrivent.
Même s’il s’agissait effectivement de choses qui se produisaient, elle aurait vraiment aimé que cela ne lui arrive pas.
– Oui, mais tout de même. Ça doit être très frustrant. J’imagine même pas comment tu as dû te sentir quand il t’a annoncé la nouvelle.
Comment elle s’était sentie ? Natacha s’était sentie prisonnière et humiliée. Il y avait tellement qu’elle avait envie de lui dire ; des choses sur sa situation émotionnelle et professionnelle ; mais elle ne le pouvait pas. La vie de trop de personnes était en jeux dans cette horrible histoire.
– C’est rien du tout. Tout ce que j’ai à faire est de bosser davantage et pour le reste, on verra plus tard.
– Bon. Je sais exactement ce qu’il te faut. C’est quoi ton programme de samedi ? rétorqua Enola avec enthousiasme.
– Samedi, je ne…
Et alors qu’elle s’apprêtait à lui dire qu’elle ne faisait rien durant le week-end hormis prendre soin de son homme, Natacha se rappelle qu’elle devait assister à une certaine séance en compagnie de son patron, Herman Invictus. Elle finit donc par lui dire qu’elle serait occupée.
– Je vois. Et dimanche ? Tu fais quoi dimanche prochain ?
– Je sais pas encore, pourquoi ? Qu’est-ce que tu mijotes encore, El ?
– Rien de bien méchant. Je me disais juste que ce serait bien qu’on aille faire du shopping, histoire de te changer les idées. Il n’y a rien de mieux pour remonter le moral, répondit-elle.
– Ce ne serait pas mal en effet, mais je ne sais pas ce que dimanche me réserve. Laisse-moi jusqu’à samedi soir et si c’est bon, je te fais signe.
– OK ! Bon, je vais te laisser tranquille. Tu dois sûrement être impatiente d’aller te jeter dans les bras de ton Michael. Passe une bonne soirée et faites pas trop de folie.
– Qu’est-ce que la folie si ce n’est la flamme qui illumine la douceur d’un couple.
– Ça ne veut rien dire.
– Je sais, mais ça sonnait très poétique dans ma tête.
– En tout cas. Passe une bonne soirée, Natacha.
– Merci beaucoup. À toi de même, El.
La conversation entre les deux femmes se termina finalement, ce qui permit à Barnes de se concentrer à 100 % sur sa conduite.
*
De retour au Bender, les employés du restaurant de luxe débarquèrent tel un cortège dans la pièce où se trouvaient Herman Invictus et la plupart des membres du conseil d’administration. Ils transportaient alors avec eux des chariots sur lesquels étaient disposées les commandes qu’ils avaient passées. Et ce qu’on pouvait dire était qu’elles étaient très exotiques. En effet, devant chacun de ces invités de marque se trouvait un plat qui n’était pas à la portée du citoyen lambda. Cela allait de l’énorme morceau de steak de wagyu des frères Wingston à l’extravagante expérience d’or d’Alice Nicolay, un steak de bœuf de Kobé qui était saupoudré d’une fine couche d’or comestible de 24 carats.
– Tu as vraiment des goûts très particuliers, Alice, rétorqua Flayman en voyant ce qu’elle avait devant elle.
Pendant que Nicolay lui disait d’essayer et que c’était quelque chose qu’il fallait essayer au moins une fois dans sa vie, Jessica ne put s’empêcher de penser qu’elle était toujours en train de trouver un moyen d’attirer l’attention.
– Non, merci. Je préfère avoir de l’or sur moi plutôt qu’en moi. D’ailleurs, est-ce vraiment prudent de consommer quelque chose comme ça ?
– Si c’est cela qui t’inquiète, tu n’as pas à t’en faire. L’or n’est absolument pas toxique pour le corps, donc on peut le consommer sans crainte.
– Je vois. Toutefois, je m’imagine très mal mettre cette chose dans mon corps.
À ce moment, la jeune femme se retourna vers Herman et lui posa également la question. Cependant, parce qu’il avait l’esprit ailleurs, il n’y porta pas attention, ce qui força Alice à se répéter avant de l’appeler à de nombreuses reprises.
– Oui ! Qu’est-ce que tu disais ? répondit-il finalement.
– Est-ce que tout va bien, Herman ? Tu m’as l’air bien distrait.
– Oui, je vais très bien. Je pensais juste à la prochaine journée de travail.
– Il n’y a que Herman pour penser au travail alors que nous sommes en plein dîner.
– Il faut le comprendre, Jennifer. Il est complètement accro à son travail, ajouta un des frères Wingston.
À cet instant, Herman ne put s’empêcher de leur dire qu’ils exagéraient et qu’il n’était pas un accro au travail comme ils venaient de le dire. Non, s’il avait eu l’esprit ailleurs, ce n’était certainement pas à cause de sa journée de travail du lendemain, mais plutôt à cause de ce qui allait se produire une fois que l’horloge marquerait sa fin. Il avait une petite séance particulière avec sa secrétaire, Natacha Barnes ; une séance à laquelle il était impatient de participer.
– Tu dis que nous exagérons, mais tu es le seul ici à cet instant qui pense à travailler.
– De quoi parliez-vous avant pendant que j’avais l’esprit ailleurs ?
– Ah ! Il évite le sujet. OK ! Bon, pour répondre à ta question, nous parlions d’Alice et son plat parsemé d’or. Elle te demandait si tu serais à même de consommer quelque chose de la sorte.
Herman observa alors l’assiette de la jeune femme et ne put cacher sa surprise. Néanmoins, il leur dit qu’il serait en effet tentant de goûter à quelque chose d’aussi particulier, mais uniquement pour l’expérience.
– Je doute que mon organisme apprécie une consommation constante ou plus que nécessaire d’un tel plat, poursuivit-il.
– Tu vois, Richard. Tu devrais prendre exemple sur Herman.
– Je préfère passer mon tour.
Et alors que tout le monde débutait la dégustation de leurs plats de luxe, le manager du Bender fit à nouveau son apparition, venant cette fois-ci demander à ses invités de marque si tout était à leur convenance. La plupart d’entre eux répondirent que tout était excellent, Alice remerciant même Herman de lui avoir fait découvrir cet endroit.
– Je pense que j’y mettrai à nouveau les pieds, ajouta-t-elle.
– Je suis ravi de vous l’entendre dire…
Le manager avait toutes ses raisons d’être content de l’entendre dire cela. En effet, cela voulait dire que les services qu’ils avaient fournis avaient été suffisamment bons pour être reconnus, mais aussi qu’elle allait s’en doute parler du Bender à d’autres personnes de son cercle social, ce qui aurait pour conséquence d’accroître le prestige de son établissement.
– Si vous désirez autre chose, champagne, vin, ou même désert, n’hésitez pas à me le faire savoir.
– Puis-je revoir votre menu ? demanda brusquement Herman.
– Bien entendu, monsieur.
Peu de temps après, un des employés du Bender apporta le document à Invictus qu’il consulta immédiatement.
– Tu comptes te resservir ?
– Pas exactement. J’avais plutôt dans l’idée d’apporter un présent à Marion, répondit-il avant de se retourner vers le manager. Pourrai-je avoir cela à emporter ?
– Bien entendu, monsieur Invictus. Voulez-vous que cela vous soit apporté à la fin de votre repas ?
– Oui, faites cela.
– Comme vous voudrez.
Le manager s’éclipsa une fois de plus de la pièce tandis que l’on débarrassait Herman de son menu.
– Quel père attentionné…
– David devrait prendre exemple sur toi, rétorqua Jennifer.
– Chaque famille connaît son lot de hauts et bas. Ce n’est donc pas parce que la sienne traverse des épreuves en ce moment que la situation ne va pas s’améliorer. David n’est pas le genre à se laisser abattre par quelque chose d’aussi insignifiant. Je suis sûr qu’il finira par arranger la situation, ce n’est qu’une question de temps.
La plupart des convives d’Herman furent d’accord avec ce qu’il venait de dire, mais ça n’empêchait pas certains comme Alice et Jennifer de penser que sa situation familiale était meilleure que celle de David. D’ailleurs, l’une de ces femmes, celle à la forte poitrine, profita de l’occasion pour lui demander des nouvelles de sa famille.
– Tout le monde se porte à merveille. Marion semble indécise quant à l’endroit où elle ira poursuivre ses études universitaires, mais ce n’est pas un problème urgent. Elle a encore un an devant elle pour faire son choix…
– Avec un père comme le sien, peu importe l’endroit où elle voudra étudier, je suis certaine qu’elle y sera acceptée sans problème.
– Il est certes vrai que je ne lésine pas sur les moyens pour leur fournir le meilleur, mais ça ne veut pas dire que tout leur ait acquis. Chacun de mes enfants sait très pertinemment ce que j’attends d’eux et ils savent également ce qui les attend s’ils viennent à se montrer incompétents.
Et alors qu’il prenait à nouveau une gorgée de son délicieux breuvage, toutes les autres personnes présentes à table ne purent s’empêcher de s’imaginer le genre d’éducation que Herman donnait à ses enfants, car après tout, il était quelqu’un qui aimait tout contrôler.
*
Tandis que Natacha était en route pour leur domicile, Michael venait tout juste d’y mettre les pieds. Et alors qu’il venait tout juste de franchir le pas de leur porte, ce dernier déposa son sac à dos dans un fauteuil et leur dîner sur une commode avant de se précipiter vers leur salle de bain où il fit la petite commission.
– Comme ça fait du bien !
Après un long trajet en bus durant lequel il avait dû se retenir, le jeune homme était désormais en mesure de relâcher la pression.
Quelques minutes plus tard, alors qu’il sortait tout juste de la salle de bain frais comme jamais, Michael ne put s’empêcher de penser à son travail, plus précisément à comme les choses allaient désormais se dérouler.
– Elène Degrâce…
Il n’y avait pas à dire, c’était quelqu’un qui connaissait le métier et savait donc exactement ce qu’elle faisait. Travailler avec elle serait donc plutôt facile, c’était du moins ce qu’il pensait. Mais d’un autre côté, il y avait eu son étrange comportement et l’avertissement de Jessica. Cette femme cachait définitivement quelque chose, il restait juste à savoir quoi.
– En tout cas, Jessica saura comment gérer cette femme. De mon côté, j’ai juste…
Orzak n’eut pas le temps de finir sa phrase que son estomac lui rappela qu’il était complètement vide. Le jeune homme retourna donc dans le séjour avec pour intention de manger le repas qu’il avait apporté. Il ouvrit donc un des plats et attrapa un premier morceau de viande qu’il mit instantanément dans sa bouche. La sensation était alors exquise, comme s’il mangeait pour la première fois depuis des lustres. Il se saisit d’un second morceau, puis d’un troisième et les dévora comme le tout premier. Néanmoins, au moment où il s’empara d’un énième bout de viande, son téléphone portable se mit soudainement à sonner. Un appel de Natacha.
– Allo !…Bébé, répondit-il tout en consommant un autre morceau de viande.
– Oui, b… T’es en train de manger là ?
– Yep ! J’ai pas pu me retenir. J’avais trop faim.
– Mais quel petit chenapan ! Il ne peut même pas m’attendre avant de commencer. En tout cas, je serai à la maison d’ici peu. T’as besoin de quelque chose en particulier ?
– Je sais pas. Laisse-moi vérifier…
Le jeune homme se dirigea alors vers leur frigidaire qu’il ouvrit juste après et regarda à l’intérieur.
– Je ne vois rien de particulier dont on aurait be… Ah ! On aura besoin de plus d’oeufs. On n’en a plus assez dans le frigo, courtoisie d’une certaine personne.
– Ahah ! Très drôle, Michael. En tout cas, je vais m’arrêter à un store et prendre ce dont nous avons besoin. À tout de suite, bisous. Je t’aime.
– Bisous et je t’aime plus.
Quelques minutes plus tard
Natacha franchit finalement le pas de la porte de son domicile en tenant deux sacs dans les mains. Elle annonça immédiatement sa présence et ajouta qu’elle avait apporté les oeufs que Michael avait demandés.
– J’suis dans la salle à manger !
La jeune femme se dirigea vers la pièce où son fiancé se trouvait et d’où émanait également une très bonne odeur de nourriture. En arrivant sur place, elle découvrit son homme assis à table, son plat ouvert devant lui, et un morceau de viande dans la bouche.
– Je vois que monsieur se fait plaisir tout seul.
– Désolé, babe. J’avais trop faim.
– Tu n’as pas à t’excuser. Je comprends parfaitement, dit-elle en se dirigeant vers leur frigidaire.
Barnes y plaça alors le pack d’oeufs qu’elle avait acheté tout en lui demandant comment sa journée s’était déroulée.
– Les choses se sont bien déroulées dans l’ensemble même s’il y a eu quelques moments étranges dans le lot.
– Des moments étranges ? Comment ça ? Il s’est passé quoi ?
Michael lui raconta alors sa journée s’était déroulée, commençant par son arrivée au studio photo à la dernière conversation qu’il avait eue avec Jessica sans oublier celle qui s’était tenue avec Elène Degrâce à côté du distributeur.
– Et elle ressemble à quoi cette Elène Degrâce ?
– Tasha…
– Je veux juste voir avec qui tu vas désormais travailler, c’est tout. Je ne compte rien faire d’autre, rétorqua-t-elle en l’interrompant.
Même si Orzak était méfiant vis-à-vis des véritables intentions de sa fiancée, il n’hésita cependant pas à lui montrer à quoi elle ressemblait. Le jeune homme arrêta donc de manger et nettoya ses mains avant d’aller chercher son appareil photo et lui présenter quelques-uns des clichés qu’il avait pris au cours de la séance. Et à l’instant où Natacha aperçut la toute première image, elle se figea complètement momentanément. La femme qu’elle avait sous les yeux était si magnifique qu’elle ne put s’empêcher de douter d’elle-même, de son apparence, et de sa capacité à pouvoir garder Michael à ses côtés. Elle se disait notamment que s’il travaillait avec elle tous les jours, les deux finiraient par développer des sentiments l’un pour l’autre. Et si cela arrivait…
À ce moment, le cauchemar qu’elle avait fait la dernière fois lui revint en tête, plus précisément la scène où elle vit Michael s’éloigner de plus en plus d’elle. La jeune femme craignait que cela se reproduise, elle craignait que cette Elène Degrâce en soit la cause. Dès lors, elle ne voulait pas que les deux travaillent ensemble…
– Tasha, est-ce que tout va bien ? demanda Michael.
La soudaine question de son fiancé ramena Barnes sur terre et elle lui répondit que tout allait parfaitement bien. Toutefois, le jeune homme n’était pas dupe et voyait clairement que quelque chose la tracassait.
– Tu sais, si tu n’as pas envie que je travaille avec elle, tu n’as qu’à me le dire.
– Non. Je n’ai aucun problème avec ça.
– T’es sure ? Si ça ne te plaît pas, dis-le-moi. Je suis certain de pouvoir m’arranger avec Jessica et mademoiselle Degrâce afin qu’elle puisse choisir quelqu’un d’autre avec qui travailler.
Cela fit énormément plaisir à Natacha d’entendre ces paroles sortir de la bouche de son homme. Elle voulait effectivement qu’il ne travaille pas avec cette femme, mais elle savait également que c’était hypocrite de sa part de lui demander de faire une chose pareille. Michael avait aussi des rêves qu’il souhaitait réaliser ; avoir son propre studio tout comme Jessica ; et il était là devant elle, prêt à mettre un frein sur cela, à se débarrasser de l’opportunité de se faire un nom tout ça à cause d’elle. Non, elle ne pouvait pas lui demander de faire cela, pas après tout le soutien qu’il lui avait apporté. C’était injuste.
– Michael, je…je n’ai aucun problème avec le fait que tu travailles avec cette femme. Je trouve même que c’est une opportunité en or pour toi. Ça te rapprochera un peu plus de ton rêve.
À cet instant, Natacha prit son homme dans ses bras avant d’ajouter qu’elle le soutiendrait toujours, et ce quoiqu’il fasse. Oui, elle le soutiendrait quoiqu’il fasse, car il était après tout la seule personne sur qui elle pouvait se reposer durant ces moments difficiles qu’elle traversait.
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