Tortures (3)
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Le soldat masqué se tenait debout devant l’entrée de la pièce blanche, se questionnant sur ce qu’il avait devant les yeux. D’une part, il y avait le corps de son subordonné qui traînait sur le sol, et de l’autre, leur prisonnier qui se tenait juste à côté de lui. Mais le plus troublant pour lui était sans doute le fait que Gadriel était complètement rétabli ; ses blessures et autres difformités physiques ayant disparu ; tandis que son second était dans un état plus que déplorable.
– Qu’est-ce que tu as fait, mi… ?
Le soldat masqué se précipita furieusement vers Gadriel, répétant la question qu’il venait de lui poser. Il roua ensuite de coups, se concentrant dans un premier temps sur le visage de l’adolescent.
– Je…je ne sais pas ! répondit Gadriel entre deux coups de poing.
– Tu n’en sais rien ! Tu veux me faire croire ça ?!
À ce moment, il saisit les cheveux du fils d’Arya et frappa violemment sa tête sur le sol, et ce à plusieurs reprises.
– Tu veux vraiment me faire croire que tu ne sais pas comment il a fini dans cet état ?! rétorqua-t-il en plaçant sa tête à côté du corps de son subordonné.
Cependant, Gadriel disait la vérité. Il ne savait vraiment pas comment cet homme avait fini dans un tel état. Il s’était réveillé et l’avait juste trouvé ainsi, ce qu’il essaya bien évidemment de dire au soldat masqué. Malheureusement, entre sa tête qui frappait le sol à plusieurs reprises et la douleur et la sensation de désorientation que cela provoquait, le jeune garçon n’avait pas l’opportunité de le lui dire.
Le soldat cessa de cogner le visage de Gadriel contre le sol, mais lui asséna un coup de pied dans le ventre qui eut pour conséquence de faire cracher ses tripes au jeune garçon.
– Continue de garder ta bouche fermée, Gadriel. De toute façon, ton séjour parmi nous est très loin de s’achever. D’ailleurs, j’ai une petite surprise pour toi.
Et alors que le fils d’Arya crachait toujours ses tripes sur le sol, le soldat masqué le saisit par le cou et le souleva d’une seule main comme s’il ne pesait rien du tout. Gadriel se mit alors à gesticuler dans tous les sens. Et pour cause, l’homme exerçait une atroce pression sur son cou, ce qui l’empêchait de respirer correctement en plus de lui faire très mal. Et au même moment, il se demanda comment c’était possible pour une personne d’être aussi forte, l’adolescent ne parvenant pas à bouger les doigts de son tortionnaire.
– Arrête de gesticuler.
Gadriel reçut à ce moment un coup dans le dos et un horrible crack se fit entendre. Il se mit ensuite à crier tandis qu’une vive douleur se faisait ressentir à l’endroit où l’impact avait eu lieu. L’adolescent n’eut cependant pas aucun répit, son visage étant cette fois-ci plaqué contre le mur vitré de la pièce.
– Jette un coup d’oeil au cadeau que nous avons préparé spécialement pour toi, dit le soldat masqué avec une intonation très joyeuse.
Le mur vitré, qui jusqu’à présent reflétait parfaitement tout ce qui se passait dans la salle blanche, devint de plus en plus transparent. Et alors que l’image d’une personne de l’autre côté se faisait également de plus en plus claire, les yeux de Gadriel s’agrandirent de stupeur. Et pour cause, la personne qui se trouvait de l’autre côté du miroir n’était nulle autre que Jessabiel, la fille pour qui il avait des sentiments.
À cet instant, le fils d’Arya se rappela des paroles du subordonné du soldat et comprit immédiatement ce qu’il avait voulu dire par, « la douleur doit venir de l’intérieur ».
– Non ! Pitié, ne…ne lui faites…pas de mal !
– Le choix t’appartient, mi…Gadriel. Tu peux soit nous dire où le fragment se trouve et lui éviter une session de torture inutile, soit garder la bouche fermée et la voir expérimenter tout ce que tu as subi. Si j’étais toi, je choisirais la seconde option. N’as-tu pas envie de partager ce moment avec elle ?
Le jeune garçon ne voulait absolument pas voir Jessabiel souffrir comme lui, il ne pourrait pas le supporter. Toutefois, il ne savait pas où se trouvait ce fameux fragment du chaos qu’ils recherchaient et encore moins à quoi il ressemblait. Arya, sa mère, ne lui avait jamais parlé d’une telle chose. Alors, comment allait-il la sortir de cette périlleuse situation ?
À ce moment précis, Jessabiel, qui avait été inconsciente jusqu’à présent, revint soudainement à elle et découvrit avec choc qu’elle se trouvait dans un endroit qui lui était totalement inconnu. Elle n’eut cependant pas le temps de se demander où elle se trouvait, cette dernière apercevant immédiatement après son réveil Gadriel dans la pièce d’en face.
– Gadriel ! Qu’est-ce qui se passe ?! Où sommes-nous ?! Qui…qui est cet homme ?!
– Ne…ne t’inquiète…pas, Jessabiel. Tout va…bien se…passer.
Gadriel reçut soudainement un autre coup de poing dans le dos, coup qui produit un horrible son de fracture. Une fois de plus, le garçon hurla de douleur et des larmes se mirent également à couler le long de son visage.
– Gadriel ! Arrêtez, vous lui faites du mal ! s’exclama Jessabiel, en panique.
– Gadriel, tu ne devrais vraiment pas lui donner un faux sentiment d’espoir, dit le soldat masqué avant que quelqu’un rentre dans la cellule de Jessabiel.
– Ga…Gadriel !
– Nous avons également des projets pour elle.
– Non ! Pitié !
Le fils d’Arya ne pouvait pas les laisser faire du mal à sa meilleure amie. Il ne voulait pas la voir souffrir de la même façon qu’il avait souffert, elle ne le méritait pas. Gadriel prit alors une décision, une décision qu’il pensait être la seule solution qui se présentait à lui.
– Le…le fragment, je vais…je vais vous dire…où il se trouve.
Oui, la seule solution qui se présentait à Gadriel était le mensonge. C’était la seule façon pour lui d’aider Jessabiel et de faire en sorte que ces personnes ne s’en prennent pas à elle. Il allait donc donner de fausses informations à ce soldat masqué, espérant que celui-ci ne soit pas en mesure de les vérifier trop vite. Il se disait que cela lui donnerait assez de temps pour trouver quelque chose d’autre, un plan pour que Jessabiel et lui, ou du moins elle, puissent se sortir de cette situation.
– Tu as pris la bonne décision. Maintenant, dis-nous où le fragment du chaos se trouve.
Le soldat qui s’attendait à une réponse expéditive de la part de Gadriel fut très frustré lorsque ce dernier voulut négocier la liberté de Jessabiel à la place de l’information qu’il détenait.
– Il semblerait que tu ne comprennes pas très bien la situation dans laquelle tu te trouves mi…Gadriel, rétorqua-t-il en accentuant son étreinte autour du cou du jeune garçon. Si tu ne me dis pas où le fragment se trouve, je vais m’assurer que ton amie subisse un traitement pire que celui que je t’ai infligé.
Et d’un simple claquement des doigts, le subordonné qui se trouvait dans la même pièce que Jessabiel s’approchait d’elle de façon menaçante, étant alors prêt à lui asséner des coups comme cela avait été le cas pour Gadriel.
– Ga…Gadriel ! hurla Jessabiel.
– Je vais vous dire où c’est !
Une fois de plus, le soldat masqué fit un geste de la main, ce qui signala à son subordonné de s’arrêter.
– Nous t’écoutons, Gadriel. Où se trouve le fragment du chaos ? rétorqua-t-il en desserrant son étreinte autour de son cou.
– Le fragment…il…il se trouve dans la boutique de Mère.
– La boutique de ta mère, dis-tu ?
– Oui. Le fragment est caché dans une relique sur une des étagères de la boutique. Je ne sais pas de quelle relique il s’agit exactement, mais ce que vous cherchez est là -bas.
Maintenant que ces mots venaient de sortir de sa bouche, Gadriel savait que ce n’était qu’une question de temps avant que le soldat masqué et ses hommes se rendent compte qu’il leur avait menti. Toutefois, il espérait avoir assez de temps pour trouver une solution que Jessabiel et lui puissent s’échapper de ce lieu. Il y avait forcément un moyen pour eux de s’en sortir, se dit-il.
– Tu as entendu ça ? demanda le soldat en regardant en direction de son subordonné. Occupe-toi d’elle.
– Non !!!
– Gadriel !!!
Le subordonné s’avança alors vers Jessabiel tandis que Gadriel les suppliait d’arrêter. Au même moment, le vitre devint soudainement de moins en moins transparente jusqu’à ce qu’on ne puisse plus voir au travers. Néanmoins, il était toujours possible pour le fils d’Arya d’entendre ce qui se passait de l’autre côté et les sons qui en émanaient déchirèrent son coeur. En effet, Gadriel pouvait clairement distinguer les appels à l’aide de Jessabiel, les coups qu’elle subissait, et ses cris de douleur et d’agonie.
– Pitié ! Je vous en supplie, fais-le s’arrêter ! Je vous ai dit où ce que vous cherchez se trouvait, alors pourquoi ?!
À ce moment, le soldat plaqua violemment le fils d’Arya contre la vitre avant de lui dire qu’il était le seul et unique responsable de ce qui arrivait à sa chère amie.
– Quoi ?! Mais… !
– Pensais-tu vraiment que j’allais avaler tes conneries ? Nous avons déjà entièrement fouillé ce lieu…
Les yeux de Gadriel s’écartèrent alors grandement alors qu’il venait tout juste de se rendre compte qu’il était effectivement le responsable de ce que Jessabiel subissait présentement.
– Maintenant ta précieuse amie souffre des conséquences de ton mensonge et toi aussi !
Soudainement, le soldat masqué lança violemment Gadriel à l’autre bout de la pièce. Et avant même que ce dernier eût le temps de toucher le sol, il se trouva à côté de lui et lui asséna un coup de pied au ventre. Le fils d’Arya se mit immédiatement à cracher du sang avant d’aller se cogner contre le mur. Il avait alors mal, très mal. Son corps tout entier lui envoyait d’atroces signaux de douleur.
– Je n’en ai pas fini avec toi, microbe !
– Microbe ? Pourquoi l’appelait-il brusquement ainsi ? se demanda-t-il.
Gadriel n’eut cependant pas le luxe de réfléchir sur la question. En effet, le soldat masqué le saisit par le cou et le souleva d’un seul bras avant de lui donner un coup dans le ventre puis un autre en plein visage. Le jeune garçon était désorienté, n’arrivant plus à garder les idées claires. Et malheureusement pour lui, son état n’était pas sur le point de s’améliorer. En effet, son tortionnaire continuait de le rouer de coups, prenant un malin plaisir à voir des ecchymoses apparaître progressivement sur son visage et le reste de son corps.
De plus, les cris de douleur et d’agonie de Jessabiel qui se faisaient constamment entendre dans la salle blanche accentuaient le côté horrifique de ce que le fils d’Arya traversait. Gadriel se sentait coupable, coupable de ce qui arrivait à Jessabiel, la seule amie qu’il avait après Eve.
– Où est le fragment ?!
– Je…je n’en sais…pas, répondit-il d’une faible voix.
– Je commence vraiment à perdre patience, microbe ! Soit tu me dis où ce fragment se trouve, soit tu peux dire adieu à cette pute de Jessabiel !
Une fois de plus, le soldat masqué l’avait appelé « microbe », mais pourquoi ? La seule personne qui l’appelait ainsi était Reigns et cette personne ne lui ressemblait absolument pas, du moins leur physique n’était pas les mêmes. Il était beaucoup plus grand que lui, mais surtout il était beaucoup plus fort. Mais pourquoi l’avait-il appelé ainsi ?
Alors qu’il continuait d’encaisser des coups, que la douleur qui traversait son corps s’accentuait, le jeune garçon avait de plus en plus de mal à rester conscient. Ce n’était qu’une simple question de temps avant qu’il finisse par s’évanouir.
– Pas si vite, microbe. Tu penses vraiment que je vais te laisser t’évanouir aussi facilement. Je n’en ai pas fini avec toi.
Il plaça ensuite ses doigts sur le ventre de Gadriel avant de les enfoncer d’un coup. C’était comme s’il voulait que ceux-ci le transpercent, ce qui eut pour effet de faire hurler le fils d’Arya.
– Que tu le veuilles ou pas, microbe. Tu vas nous donner ce que nous désirons.
Et alors que la douleur avait atteint un point insupportable, l’adolescent ne put s’empêcher de supplier son tortionnaire, l’appelant Reigns par la même occasion.
– Oh ! Donc, tu as réussi à me reconnaître. Ça ne change absolument rien. Nous allons toujours obtenir ce que nous voulons.
– P…pourquoi ?
– Pourquoi pas ? Je t’avais bien dit que tu ne payerais rien pour attendre.
Reigns brandit son poing avant de l’envoyer directement dans le visage de Gadriel. Il continua ensuite à le frapper encore et encore, affichant au passage un sourire de plaisir et de satisfaction, et ce jusqu’à ce que le fils d’Arya perde finalement connaissance.
– Fais chier ! rétorqua-t-il en tournant son regard vers le glyphe inscrit au-dessus de la porte de sortie.
En effet, le symbole était désormais illuminé, ce qui voulait dire que Gadriel avait été envoyé dans un autre cauchemar. Frustré par cette situation, Reigns lâcha tout simplement le jeune garçon qui tomba au sol tel un vulgaire sac.
– Bonne nuit, Gadriel. J’attends ton retour avec impatience.
*
Lorsque Gadriel revint à lui, il était toujours dans la salle blanche, une atroce douleur traversant l’entièreté de son corps. Toutefois, ce n’était pas tout. Non seulement le soldat…Reigns n’était pas présent, mais aucun autre garde ne l’était. Il était complètement seul dans cette pièce. Profitant de ce moment de répit, l’adolescent s’approcha de l’immense vitre uniquement pour entendre des pleurs en provenance de l’autre côté.
– Jessabiel, est-ce que tout va bien ?
Alors qu’il venait tout juste de parler, Gadriel se rendit compte que ce qu’il venait de dire était complètement stupide. Il n’y avait aucune chance qu’elle aille bien, surtout pas après ce qu’elle venait de subir. Comment Reigns avait-il pu commettre un tel acte ? Comment avait-il pu s’en prendre à Jessabiel de la sorte ? N’étaient-ils pas frère et sœur ? Si oui, alors pourquoi ? L’adolescent avait beau réfléchir, il ne comprenait pas pourquoi Reigns avait fait cela. Était-ce à cause de ce qui s’était passé au parc durant la grande conjonction de transfert ? Certes, Jessabiel s’était rangée de son côté durant leur dispute, mais cela ne justifiait pas un tel acte. Juste pourquoi ?
– Jessabiel, je…
– Pourquoi, Gadriel ? Pourquoi ?
– Je suis désolé, Jessabiel. Si seulement j’avais su où le fragment du chaos que Reigns recherche se trouvait, tout ça ne se serait jamais produit.
– Donc, tout ça est ta faute ?!
– Non… ! Je veux dire… Écoute, Jessabiel…
– Tu veux que je t’écoute ?! Tu veux que je t’écoute ?!…
À ce moment, la vitre qui les séparait devint soudainement transparente, dévoilant ainsi l’état dans lequel se trouvait la jeune femme.
– Regarde-moi, Gadriel ! Regarde ce qu’on m’a fait à cause de toi ! poursuivit-elle.
En la voyant, Gadriel détourna immédiatement le regard. Et pour cause, le joli visage de Jessabiel, quelque chose dont elle était fière, était désormais défiguré en plus d’être recouvert d’hématomes. Elle n’avait plus rien de la jeune femme pour qui il éprouvait des sentiments.
– Je…je suis désolé.
– Tu es désolé ?! Tu es désolé ?! Regarde-moi, Gadriel ! Tu penses vraiment qu’être désolé va arranger quoi que ce soit ? Tu penses vraiment que ça va soigner mes blessures et me rendre mon visage ?!
Elle avait raison. Rien qu’il puisse dire ne pouvait changer ce qui s’était produit ou améliorer la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Tôt ou tard, Reigns et ses subordonnés reviendraient lui poser des questions. Et étant incapable de leur dire où l’objet de leur convoitise se trouvait, ils allaient sûrement s’en prendre à nouveau à elle. Et malheureusement, Gadriel ne pouvait rien faire pour empêcher cela. Il ne connaissait pas l’emplacement du fragment du chaos et n’était pas assez fort pour affronter le frère de Jessabiel. Il n’y avait aucun espoir.
– Je suis sincèrement désolé, Jessabiel. Ça n’aurait jamais dû arriver.
– Je m’en fous de tes excuses. Je n’aurais jamais dû être ton amie. D’ailleurs, tu sais quoi ? Tu peux aller te faire voir. Non, tu peux aller crever. Va crever, Gadriel !
En écoutant les paroles de son…de Jessabiel, le jeune garçon ne put s’empêcher de verser des larmes. Il venait de perdre la seule véritable amie qu’il avait en dehors d’Eve. Gadriel n’eut cependant pas le temps de se lamenter sur cette situation, des bruits de pas se faisant entendre à l’extérieur de sa cellule. Reigns était de retour, ce qui voulait dire qu’il allait encore s’en prendre à eux. Il fallait néanmoins qu’il trouve un moyen pour qu’il cesse de torturer Jessabiel, elle ne le méritait pas.
Néanmoins, contrairement à ce à quoi il s’attendait, ce ne fut pas Reigns qui franchit la porte de la pièce blanche, mais une autre soldat masqué, une femme pour être plus précis. Elle s’approcha de lui, cachant quelque chose dans son dos, et resta immobile devant lui. L’adolescent était confus, ne sachant pas vraiment ce qui était sur le point de se produire. Toutefois, il devait tout faire pour sortir Jessabiel de cet endroit.
Malheureusement, au moment où il s’apprêtait à prendre la parole, il sentit une vive douleur au niveau de son estomac et du sang se mit soudainement à couler le long de sa bouche. Gadriel baissa doucement les yeux et remarqua qu’une espèce de couteau venait tout juste de transpercer son ventre, un couteau qui lui était très familier, un couteau tenu par la personne qui se trouvait en face de lui.
– Je suis là , Gadriel. Je suis là pour m’occuper de toi. J’en ai fait la promesse, rétorqua-t-elle d’une voix douce.
Les yeux du jeune garçon s’écarquillèrent alors qu’il reconnaissait la voix de cette personne.
– M…Mère.
– Tout va bien se passer, Gadriel. Maman est là pour toi, dit-elle en enfonçant le couteau davantage.
Gadriel se mit à cracher plus de sang avant de sentir une autre douleur vive dans son dos, douleur qui se répandit très vite dans tout son torse. Jetant un coup d’oeil lent derrière lui, il découvrit avec horreur que Jessabiel, qui avait traversé la vitre séparant leurs deux cellules, avait logé son bras dans son corps.
– Je…ssa…biel…, p…pour…quoi ?
– Tout ce que tu mérites, c’est la mort.
La jeune femme se saisit alors de son coeur et le lui ôta violemment tandis que sa mère, Arya, déchirait son intérieur à l’aide de son couteau. Gadriel finit par s’effondrer dans une marre de sang avec pour derrière image deux des personnes qui comptaient le plus dans sa vie se tenant à ses côtés, couteau et coeur à la main.
A suivre !!!
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