Amaëlle, 19ans, commence sa journée dans le quartier modeste du PK12. Le soleil matinal, éclatant mais apaisant, filtre à travers les persiennes de leur petite maison.
Dehors, l’agitation commence doucement : le bruit des vendeurs ambulants, les klaxons des taxis-bus, et les éclats de rire des enfants jouant près de la rue.
Amaëlle vit avec sa mère, qui l’a élevée seule. Malgré les difficultés, leur maison respire la chaleur et l’amour. Ce matin, Amaëlle se prépare pour une journée qui pourrait changer sa vie.
Amaëlle, les cheveux crépus noués en un simple chignon, aide sa mère à préparer le petit- déjeuner. L’odeur des beignets de banane frits flotte dans la cuisine exiguë.
— Maman : “Tu es sûre d’avoir tout pris pour ton rendez-vous à l’ambassade ? Passeport ? Certificat de scolarité ? Ils ne plaisantent pas avec les papiers là-bas.”
— Amaëlle : (avec un sourire nerveux) : “Oui, maman. Tout est dans mon sac. Si tout se passe bien, je devrais recevoir mon visa d’ici deux semaines.”
Sa mère, fatiguée mais fière, la regarde avec une affection mêlée d’inquiétude.
— Maman : “Tu vas tellement me manquer, ma fille. Mais c’est ton rêve. Je suis sûre que tu seras la meilleure de ta classe, là-bas.”
En sortant de la maison, Amaëlle traverse le quartier en saluant les voisins. Elle passe devant les étals où des marchands vendent des fruits, du poisson, et des tissus colorés. Les rues sont animées, mais elle est perdue dans ses pensées. Elle repense à tout ce qu’elle laisse derrière elle : sa mère, ses amis, et cette vie qu’elle connaît par cœur.
Elle rejoint un taxi-bus bondé pour se rendre à l’ambassade. Assise près de la fenêtre, elle observe la ville défiler : les marchés bruyants, les écoliers en uniformes, et les panneaux publicitaires. Chaque coin de rue lui rappelle son attachement à son pays.
Arrivée à l’ambassade, Amaëlle s’assoit dans la salle d’attente. Le cœur battant, elle relit encore une fois son dossier. Finalement, son nom est appelé.
Dans le bureau, un agent lui tend un papier officiel.
— L’agent : “Félicitations, Mademoiselle Amaëlle MOURIMA. Votre bourse est validée, et votre visa sera prêt la semaine prochaine. Préparez-vous bien, le départ pour Séoul est prévu dans un mois.”
Amaëlle reste figée un instant, absorbant la nouvelle. Un mélange d’excitation et de peur la submerge. À peine sortie, elle appelle sa mère pour partager la bonne nouvelle.
De retour à la maison, Amaëlle et sa mère célèbrent modestement : un plat qu’elles raffolent particulièrement : Poulet fumé au nyembouè, des rires, mais aussi des larmes.
— Amaëlle : “Maman, et si je n’étais pas à la ? Si je ne comprenais rien là-bas ?”
— Maman : “Tu es plus forte que tu ne le penses, ma fille. La vie ne sera pas facile, mais rappelle-toi toujours qui tu es et pourquoi tu as commencé ce voyage.”
Ce soir-là, Amaëlle s’endort avec un mélange de peur et d’espoir, regardant par la fenêtre les étoiles qui scintillent dans le ciel africain.
A suivre…
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